Mon premier potager: conseils aux dĂ©butants!

Nous vivons une pĂ©riode riche en Ă©motions, en situations inĂ©dites et en questionnements. Pour avoir eu la « bonne idĂ©e Â» de se dĂ©rouler au printemps, ce confinement aura eu au moins comme consĂ©quence heureuse de rĂ©concilier bon nombre de personnes dĂ©sÅ“uvrĂ©es avec leur jardin. Peut-Ăªtre, plus enfouie, plus inconsciente, la perspective de pĂ©nuries alimentaires a-t-elle pu elle aussi susciter quelques vocations potagères. Quoiqu’il en soit, et quelle que soit votre motivation pour plonger les mains dans la terre, je ne peux que l’applaudir et l’encourager ! Par expĂ©rience, je sais qu’on peut facilement se dĂ©courager au jardin : on ne sait pas forcĂ©ment par oĂ¹ commencer, il y a parfois très peu de rĂ©sultats… Voici donc quelques Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse, qui ne remplaceront jamais vos observations, vos expĂ©rimentations, et tout ce que vous apprendrez de vos ratĂ©s mĂ©morables, mais qui pourront peut-Ăªtre vous aider si vous dĂ©marrez de zĂ©ro… ou presque !

Votre pilier : le sol !

Cela parait basique, et pourtant tout est lĂ  ! Un sol sain, c’est un sol qui vit, qui sent bon le sous-bois. On pourrait rentrer dans des considĂ©rations de PH ou de richesse du sol, mais quand on dĂ©bute, il vaut mieux se faciliter la tĂ¢che.

Si vous avez dĂ©jĂ  un jardin d’ornement en bonne santĂ©, que vous entretenez avec des amendements naturels, et que dans ce jardin se trouve un emplacement idĂ©alement ensoleillĂ©, alors foncez pour un potager en pleine terre ! A l’inverse, si vous avez des craintes sur la qualitĂ© de votre sol, que vous trouvez trop dur, ou trop caillouteux, vous pouvez envisager d’autres solutions. Les lĂ©gumes sont plus gourmands que le gazon, il faut les accueillir dans un environnement un peu plus riche, surtout lorsque l’on dĂ©marre et qu’on a envie d’obtenir une petite rĂ©colte. En devenant un jardiner chevronnĂ©, vous apprendrez ensuite la pratique de la permaculture et vous transformerez votre sol!

Mais en attendant, deux options s’offrent Ă  vous : la technique dite de la lasagne, que je ne dĂ©taillerai pas ici mais sur laquelle vous pouvez facilement trouver des informations sur internet, et celle du potager en carrĂ© surĂ©levĂ©, que j’ai choisie chez moi. La raison est simple : comme je l’ai dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© sur le blog, nous vivons dans une construction rĂ©cente, et notre jardin est composĂ© d’une majoritĂ© de terre de chantier, soit un sol extrĂªmement pauvre.

Il est assez aisĂ©, avec un peu de bricolage et de rĂ©cup, de monter un carrĂ© potager grĂ¢ce Ă  4 planches assemblĂ©es entre elles et quelques tasseaux pour consolider l’ensemble, l’idĂ©al Ă©tant des carrĂ©s d’1m20 de cĂ´tĂ©, et d’environ 30 Ă  40 cm de hauteur. Pour protĂ©ger le bois, les puristes diront qu’il ne faut aucun plastique, et les minimalistes diront de faire avec ce que l’on a sous la main. Pour ma part, j’ai rĂ©utilisĂ© de la bĂ¢che que nous avions dĂ©jĂ  : Ă  chacun de faire au mieux, mais il est prĂ©fĂ©rable pour que l’ouvrage soit durable dans le temps de le protĂ©ger un minimum.

Une fois montĂ©, posez ce carrĂ© dans un endroit plutĂ´t ensoleillĂ© et si possible Ă  l’abri du vent. Pour le remplissage, lĂ  encore il y a la mĂ©thode « des règles de l’art Â», et la mĂ©thode… de la dĂ©brouille, surtout en temps de confinement ! Pour bien faire, vous devez positionner dans le carrĂ© une couche de branchages pour tapisser le sol, puis alterner des couches de compost, de terre et de paille. Mais si vous n’avez pas tous ces matĂ©riaux, pas de panique ! Pour ma part, au lieu des branchages, j’ai optĂ© pour du simple carton kraft rĂ©cupĂ©rĂ© dans ma poubelle de tri, non peint, et dĂ©barrassĂ© de ses restes d’adhĂ©sif. Sur ce carton, une couche de terre vĂ©gĂ©tale (les jardineries sont ouvertes heureusement !), une couche de compost puis une nouvelle couche de terre vĂ©gĂ©tale. En permaculture, la dernière Ă©paisseur est presque la plus importante : le paillage ! Vous aurez peut-Ăªtre remarquĂ© que dans la nature, le sol n’est jamais Ă  nu : il est toujours recouvert de mousses, de feuilles mortes, d’herbes sèches… Et ce n’est pas un hasard ! Cette couverture naturelle, en se dĂ©composant, vient enrichir le sol et nourrir ses habitants, et maintient aussi l’humiditĂ© en empĂªchant l’évaporation de l’eau. LĂ  encore, dans un potager idĂ©al, vous disposerez de paille bien sèche pour rĂ©aliser ce paillage. Mais en plein confinement, on s’adapte : faites avec ce que vous avez sous la main, et rĂ©cupĂ©rez par exemple vos dĂ©chets de tonte ! Une petite prĂ©caution s’impose nĂ©anmoins avec la tonte : Ă©talez l’herbe coupĂ©e au prĂ©alable sur le sol de manière Ă  la faire sĂ©cher un peu avant de pailler. Disposez ensuite sur le potager des couches minces et que vous renouvellerez souvent, afin de ne pas laisser ce gazon fermenter sur vos cultures.

Le sol de votre potager est prĂªt, il ne vous reste plus qu’à planter ! Vous Ăªtes encore dans les temps, mĂªme dans le sud on attend en gĂ©nĂ©ral que les fameux saints de glace soit passĂ©s (les 11, 12 et 13 mai chaque annĂ©e) pour mettre en terre les cultures frileuses. Fin avril, les dĂ©lais sont un peu justes pour rĂ©aliser des semis, mais de toute façon je ne suis pas certaine que lorsqu’on dĂ©bute, il faille compter Ă  100% sur ses propres semis. Les rĂ©sultats peuvent Ăªtre assez alĂ©atoires et donc dĂ©courageants. Optez plutĂ´t pour des plants potagers, et n’hĂ©sitez pas Ă  rechercher près de chez vous de producteurs locaux de plants (Pour les landais, voici 2 adresses !).

A cette date, vous pouvez planter à peu près de tout, y compris des tomates, qu’il faudrait néanmoins protéger du froid si un refroidissement devait avoir lieu, en les couvrant de voile d’hivernage par exemple. Personnellement, j’attends encore un peu pour les courges (melons, courgettes, potimarrons…), et pour les basilics, qui sont très sensibles au froid.

N’oubliez pas de tutorer ce qui grimpe, tomates et pois notamment, et d’alimenter votre paillage pour limiter les arrosages. Pour devenir un jardinier expĂ©rimentĂ©, il faut observer, observer, et observer encore vos plantes et leur environnement ! La plupart des vĂ©gĂ©taux sont « expressifs Â» et vous montrent rapidement si quelque chose ne va pas, Ă  commencer par le manque d’eau…

Il vous faut enfin savoir que votre beau potager et ses jeunes plants bien croquants ne manqueront pas de susciter des convoitises… On les appelle les « nuisibles Â» ou les « ravageurs Â», et il faut bien avouer que certains sont vraiment des pique-assiettes. Pour autant, je n’aime pas ce terme de « ravageur Â». Votre jardin hĂ©berge un Ă©cosystème, et c’est tant mieux ! La nature Ă©tant parfaitement organisĂ©e, plus il y aura de vie dans vos cultures et mieux celles-ci se porteront au final, mĂªme s’il faudra sacrifier quelques fraises ou tomates au passage ! Notre rĂ©flexe comme souvent est de tuer ces indĂ©sirables. Gardez au contraire en tĂªte l’image de la chaĂ®ne alimentaire : en Ă©liminant certains animaux, on prive bon nombre d’autres espèces de leur garde-manger et donc de leur moyen de survie. Laissez par exemple les hĂ©rissons et crapauds vous dĂ©barrasser des limaces, les coccinelles et chrysopes dĂ©vorer les pucerons !

Ne pas tuer ne signifie pas ne pas se dĂ©fendre contre les attaques un peu trop voraces ! En ce moment, c’est l’incroyable appĂ©tit des escargots et des limaces qui cause des sueurs froides aux jardiniers. Le marc de cafĂ©, la cendre ou les coquilles d’œufs dispersĂ©es auprès des cultures sont des astuces bien connues des permaculteurs, mais chez moi cela n’a pas fonctionnĂ©. Contre les gastĂ©ropodes, pour moi il n’y a que l’éloignement physique qui fonctionne : grĂ¢ce Ă  des filets placĂ©s autour des plants, qui Ă©loigneront aussi les oiseaux, des cloches de protection plant par plant pour la nuit (de simples pots retournĂ©s feront l’affaire !), et le ramassage patient et minutieux de ces visiteurs rampants en dĂ©but de soirĂ©e : certes un peu fastidieux mais diablement efficace ! Vous veillerez Ă  les emmener ensuite loin de votre potager, mais Ă©vitez les potagers des voisins !

Jouez aussi sur les associations de culture: les oeillets d’Inde (fleur orange sur les photos ci-dessus) protègent les tomates des nĂ©matodes (petits vers) et des fourmis. Les capucines attirent Ă  elles les pucerons, qui dĂ©laisseront les autres plants!

Bonnes cultures Ă  tous !

Ma routine beautĂ© minimaliste

Une routine beauté minimaliste, cela ne veut pas dire qu’on ne prend plus plaisir à s’occuper de soi. C’est simplement un retour à l’essentiel, aux essentiels, avec des produits qualitatifs, et pour certains multifonctions. Le fameux Less is more.

On dĂ©marre avec l’hygiène de base, le savon. Exit le gel douche, ses compositions parfois dĂ©sastreuses et ses flaconnages en plastique, et place au pain de savon. J’ai cru pendant longtemps qu’un savon solide Ă©tait agressif pour la peau, qu’il la faisait crisser sous la douche (vous voyez de quelle sensation je parle ?!). Erreur ! Il suffit de bien les choisir. Un savon n’est autre qu’un mĂ©lange de soude et de corps gras, des huiles vĂ©gĂ©tales en l’occurrence. Si lors de la fabrication du savon (la saponification), on chauffe ces huiles, alors elles perdent certains de leurs bienfaits. C’est le cas pour la mĂ©thode industrielle qui chauffe les huiles Ă  environ 120° pour accĂ©lĂ©rer la rĂ©action chimique avec la soude. Sans parler du fait que ces savons industriels contiennent souvent des additifs douteux et des huiles de mauvaise qualitĂ© (coucou l’huile de palme), et que la glycĂ©rine, agent hydratant prĂ©sent naturellement dans les vĂ©gĂ©taux, est souvent extraite de la recette finale… on obtient un savon qui certes, lave la peau, mais la laisse sèche et irritable (le fameux crissement !).

La mĂ©thode de saponification dite Ă  froid, plus artisanale, ne chauffe pas ces corps gras et permet donc de garder toutes les propriĂ©tĂ©s des huiles vĂ©gĂ©tales utilisĂ©es, ainsi que celles des huiles essentielles qui peuvent y Ăªtre ajoutĂ©es. Ce sont souvent des savons artisanaux, et soyez vigilants, la mention « saponifiĂ© Ă  froid Â» doit figurer sur le packaging ! L’engouement pour le zĂ©ro dĂ©chet a fait Ă©clore ou renaitre de nombreuses savonneries locales, n’hĂ©sitez pas Ă  les chercher près de chez vous ! Ici nous utilisons les savons de la marque LE MOLY, originaire de Pau, ou encore L’ECUME LANDAISE qui vient des Landes.

C’est parti pour la dĂ©construction des clichĂ©s… Un savon solide lave aussi bien qu’un gel douche ! Il nourrit la peau alors que le gel douche va avoir tendance Ă  l’assĂ©cher. Combien d’entre vous sont obligĂ©s d’appliquer des crèmes et autres laits pour le corps après la douche ? C’était mon cas, mais j’ai dit adieu Ă  la peau de croco depuis que j’utilise des savons en pain ! Le savon mousse moins et sent moins fort, MAIS demandez-vous pourquoi votre gel douche mousse autant et pourquoi son parfum est si intense ? (voir mon article « Le jour oĂ¹ j’ai appris Ă  dĂ©crypter les compos Â»).

J’utilise le mĂªme savon solide pour nettoyer mon visage, ce qui prouve bien sa grande douceur car j’ai une peau mixte très rĂ©active qui ne supporte pas grand-chose.

Après le corps, les cheveux ! LĂ  aussi, niveau dĂ©construction, il y a de quoi faire… Après avoir lavĂ© mes cheveux toute ma vie avec des shampoings traditionnels, je suis donc passĂ©e aux shampoings solides il y a quelques annĂ©es, et je ne le regrette absolument pas ! J’en ai essayĂ© un certain nombre, mais mon favori est sans conteste le Sweetie de la marque PACHAMAMAI. Parlons des choses qui fĂ¢chent, parlons prix… Ce shampoing coĂ»te 12,50€, ce qui, j’en conviens, est un prix assez Ă©levĂ©. Sauf que comparativement, il dure 2 Ă  2,5 fois plus longtemps qu’une bouteille de shampoing liquide classique. VoilĂ  qui apporte un angle intĂ©ressant au sempiternel dĂ©bat « oui, mais le bio c’est cher Â», et qui vaut d’ailleurs pour bon nombre de cosmĂ©tiques solides, au prix souvent plus onĂ©reux que leurs homologues en flacon, mais Ă  la durĂ©e de vie bien plus importante.

Autre commentaire souvent entendu dans mon entourage : « oui, mais moi j’ai dĂ©jĂ  utilisĂ© du shampoing bio et mes cheveux Ă©taient tous secs Â»… autrement dit, le syndrome des cheveux de paille ! Pour comprendre ce phĂ©nomène, il faut se plonger dans la composition de nos shampoings. Bon nombre d’entre eux nous promettent de les nourrir en profondeur, de les hydrater, de rĂ©parer les pointes…. Tout ceci est du BARATIN marketing ! Hormis au niveau du cuir chevelu et du bulbe, le cheveu est un corps mort, inerte : on peut agir chimiquement sur sa couleur par exemple, mais pas le nourrir ou le rĂ©parer.  Alors comment se fait-il que les shampoings conventionnels parviennent Ă  donner une texture si soyeuse Ă  nos cheveux ? Ils semblent effectivement nourris, hydratĂ©s, adoucis, « en pleine santĂ© Â» comme dirait l’autre… La rĂ©ponse se trouve dans leur composition, au chapitre « silicones Â» : le shampoing contient des Ă©lĂ©ments (du plastique, ni plus ni moins) qui viennent se fixer sur le cheveu, formant une sorte de gaine, et donnant ainsi une illusion de matière et de brillance Ă  votre chevelure. Or, ces fameux silicones sont en interdits en cosmĂ©tique bio. Que se passe-t-il donc lorsque vous lavez vos cheveux avec du shampoing bio, après des annĂ©es de lavage avec des produits conventionnels ? La fameuse gaine de silicone n’étant plus entretenue, elle va se dĂ©sagrĂ©ger puis disparaitre, laissant Ă  nu ce truc informe et tout sec Ă©touffĂ© pendant des annĂ©es sous sa chape en plastoc : votre cheveu ! VoilĂ  l’explication de l’effet de paille, auquel deux rĂ©actions sont possibles : le retour au conventionnel, par dĂ©pit, ou la persĂ©vĂ©rance, chemin que bien entendu je vous conseille, au nom de votre santĂ© et de celle de la planète ! Pendant cette pĂ©riode de transition capillaire, il faudra peut-Ăªtre couper quelques pointes, et prendre soin de vos cheveux : essayez les bains d’huile vĂ©gĂ©tale (coco par exemple), Ă  laisser poser au minimum deux heures, voire toute une nuit sous une serviette. En parallèle, faire des applications de masques d’argile blanche mĂ©langĂ©e Ă  un peu d’eau, cette argile ayant la capacitĂ© d’absorber les particules de silicone. A l’issue de cette pĂ©riode (comptez quelques semaines tout de mĂªme !), vous retrouverez des cheveux « propres Â» et vous verrez que les shampoings bio qu’ils soient liquides ou solides, lavent parfaitement !

CĂ´tĂ© hygiène dentaire, du solide Ă©galement. Il existe plĂ©thore de recettes de dentifrices DIY sur le net, et autant de polĂ©miques : sur l’utilisation du bicarbonate de soude, de l’eau oxygĂ©nĂ©e, de l’huile de coco… A mon sens, il est important que chacun trouve la formule qui lui convienne, en ne perdant pas de vue que la mixture doit Ăªtre douce avec l’émail de vos dents, et surtout que c’est l’action mĂ©canique du brossage qui lave les dents et non pas le produit que l’on met sur la brosse, contrairement Ă  ce que veulent nous faire croire les Colgate et consorts… Dans notre salle de bain, après de nombreux tests parfois dĂ©routants, le chouchou reste invariablement le dentifrice Crystal de la marque PACHAMAMAI. La brosse Ă  dents quant Ă  elle, est une incroyable pourvoyeuse de dĂ©chets, or seuls ses poils s’usent ! Et pourtant nous la jetons dans son intĂ©gralité… Certaines marques proposent donc des brosses Ă  tĂªte amovible, que nous utilisons depuis 5 ans environ. Nous allons prochainement passer Ă  des brosses en bambou compostable, car le manche en plastique de nos brosses s’est beaucoup abimĂ©.

Le reste de ma routine beautĂ© est composĂ© de « couteaux suisses Â», c’est-Ă -dire d’ingrĂ©dients bruts, souvent peu onĂ©reux, et aux utilisations multiples. Le champion de ces touche-Ă -tout est l’aloĂ© vera, qu’il faut choisir impĂ©rativement bio et le plus pur possible (minimum 97%). Son seul dĂ©faut est dâ€™Ăªtre conditionnĂ© dans des tubes en plastique… A moins de possĂ©der directement une plante, mais sachez que cette agave originaire de rĂ©gions dĂ©sertiques doit Ăªtre manipulĂ©e avec prĂ©caution. L’aloĂ© vera me sert Ă  hydrater la peau de mon visage comme un sĂ©rum, mais aussi Ă  hydrater les pointes de mes cheveux et Ă  les fixer lĂ©gèrement, comme un gel coiffant. Il adoucit les coups de soleil lĂ©gers, apaise le feu du rasoir comme un produit après-rasage classique, aide Ă  cicatriser les petites coupures, et diminue drastiquement les taches de grossesse sur la peau (testĂ© et totalement approuvĂ© !). Il convient aux enfants comme aux adultes.

Dans la catĂ©gorie des indispensables de la salle de bain, il y a bien sĂ»r les huiles vĂ©gĂ©tales. MĂªme règle que prĂ©cĂ©demment, les choisir BIO obligatoirement, et de prĂ©fĂ©rence dans des contenants en verre. Chacune a une utilisation dĂ©finie mais Ă  l’usage vous trouverez celles qui vous conviennent le mieux. Pour ma part, j’ai choisi l’huile de jojoba pour nourrir ma peau comme une crème de jour. Sa structure molĂ©culaire est proche de celle du sĂ©bum humain, elle est donc bien tolĂ©rĂ©e et non comĂ©dogène. Attention, nouvelle dĂ©construction : non, appliquer une huile sur une peau grasse ne va pas la rendre encore plus grasse ! Ce qui augmente la production de sĂ©bum et fait briller votre visage (instant glamour), c’est l’excès de soins trop agressifs ou dĂ©capants. Au contraire, lui apporter suffisamment de nutrition et de « bon gras Â» va rĂ©guler cette production et vous permettre d’éviter l’effet « ver luisant Â» (deuxième instant glamour). Voici mon geste quotidien pour nourrir ma peau: j’applique une noisette de gel d’aloĂ© vĂ©ra sur mon visage, puis 4 gouttes d’huile vĂ©gĂ©tale, en ce moment l’huile LA LUMINEUSE, qui est un combo d’huiles vĂ©gĂ©tales et d’huiles essentielles très parfumĂ©es que j’aime beaucoup. Minimalisme ne veut pas dire absence de plaisir ! Son petit plus : La Lumineuse est une huile sèche multi-usage qui sert aussi bien pour le visage, le corps, ou les cheveux.

C’est Ă©galement avec de l’huile vĂ©gĂ©tale que je me dĂ©maquille, jojoba ou coco, huile que j’essuie avec mes cotons lavables imbibĂ©s d’eau bien chaude : dĂ©maquillage soignĂ© et tout en douceur garanti !

Dans ma salle de bain, on trouve aussi du beurre de karitĂ©, toujours BIO et pur (le mien : le KarĂ©thic) : une pĂ¢te archi nourrissante qui remplace avantageusement les crèmes pour les mains et pour les peaux très sèches, les baumes pour les lèvres ou les soins contre les gerçures ou les fesses irritĂ©es des nourrissons par exemple. Le vrai beurre de karitĂ© est toujours de couleur jaune pĂ¢le, avec une odeur caractĂ©ristique qui ne reste pas sur la peau. C’est le soin doudou de l’hiver par excellence !

S’il y a bien un produit d’hygiène avec lequel il faut Ăªtre particulièrement vigilant, c’est le dĂ©odorant. En cosmĂ©tique conventionnelle, celui-ci contient bon nombre de substances controversĂ©es. Or il est aisĂ© de trouver des alternatives naturelles respectueuses de notre santĂ© et tout aussi efficaces. Après pas mal d’essais, j’ai finalement optĂ© pour des formules en crème, conservĂ©es dans des pots en verre, toujours pour limiter le recours au plastique. Mes favoris : la gamme de dĂ©odorants crème CLEMENCE ET VIVIEN, ou les baumes fouettĂ©s LE MOLY. Je prĂ©cise que je ne suis pas sensible Ă  la prĂ©sence de bicarbonate dans les dĂ©odorants : celui-ci est un ingrĂ©dient souvent prĂ©sent dans les dĂ©odorants naturels et il peut parfois occasionner des irritations, Ă  vous de faire vos propres tests pour dĂ©terminer quelles sont les formules qui vous conviennent.

Je ne suis pas friande de recettes cosmétiques DIY très alambiquées, et j’ai donc peu d’autres basiques dans mes placards. Pour que le tour soit complet, j’ai enfin une eau florale, que j’utilise comme un tonique sur le visage, et de l’argile blanche (plus douce que l’argile verte) à appliquer en masque purifiant mélangé à de l’eau florale sur le visage et le cuir chevelu.

Vous savez tout ! Et vous quelle est votre routine beautĂ© ?

Mes rĂ©flexes (presque) 0 dĂ©chet (partie 1)

Les essentiels: gourde inox, brosses, tote bag et sacs Ă  vrac en coton, bee wraps, pailles inox…

Ne dit-on pas qu’il faut 30 jours pour crĂ©er une nouvelle habitude ? Après des mois, et mĂªme des annĂ©es de remise en question de mes pratiques de consommation, j’ai donc pu en consolider… un certain nombre ! Cela ne fut pas sans difficultĂ©, car il faut sans cesse lutter contre sa zone de confort, contre la notion de plaisir, et parfois aussi contre l’incomprĂ©hension de son entourage ou une certaine forme de pression sociale. L’une des clĂ©s rĂ©side dans une grande bienveillance envers soi-mĂªme : nul n’est parfait, nul ne doit retourner Ă  lâ€™Ă¢ge de pierre, et nul ne pourra se targuer de n’avoir aucun impact sur l’environnement. MAIS, nous pouvons tous diminuer notre empreinte par des gestes simples, qui ne demandent pas tant d’efforts, et qui finalement, amĂ©liorent grandement notre qualitĂ© de vie.

Voici ce que j’ai dĂ©jĂ  pu mettre en place, dans deux pièces maĂ®tresses: la salle de bain et la cuisine. Peut-Ăªtre y trouverez-vous quelques idĂ©es. C’est aussi l’occasion pour moi d’effectuer une sorte de bilan, et de repĂ©rer les marges de progression et d’amĂ©lioration.

Dans la salle de bain :

C’est souvent lĂ  que tout commence, entre le lavabo et le placard de salle de bain !

Il faut dire qu’en matière de production de dĂ©chets, la salle de bain se pose en championne, avec ses nombreux accessoires Ă  usage unique et ses flacons plastiques. Comme souvent, la règle est de remplacer le jetable par le lavable. J’ai donc troquĂ© mes disques Ă  dĂ©maquiller jetables contre leurs homologues en tissus. Exit les cotons tiges, non remplacĂ©s, si ce n’est par un nettoyage soigneux directement sous la douche, ce qui ne fut pas Ă©vident au dĂ©but – le coton tige, c’est vraiment une habitude dont il est difficile de se dĂ©faire !

La grande difficultĂ© de la salle de bains, c’est son nombre parfois exponentiel de flaconnages en plastique, notamment pour nous les femmes… Et sur ce point, il n’y a pas de secret : il faut faire du TRI. Un tri selon les besoins (rĂ©els les besoins, rĂ©els ! C’est toute la difficultĂ© de l’exercice !) et selon les compositions (bye bye allergènes et perturbateurs endocriniens). Par la suite, privilĂ©giez des emballages plus vertueux, notamment en verre pour les crèmes ou les huiles. Puis plus d’emballage du tout : bienvenue dans le monde merveilleux des cosmĂ©tiques solides ! Savons solides au lieu du gel douche (prĂ©fĂ©rez-les saponifiĂ©s Ă  froid, une mĂ©thode de fabrication qui prĂ©serve les qualitĂ©s des huiles vĂ©gĂ©tales qui les composent), et shampoing solide au lieu de la bouteille de shampoing liquide. On trouve Ă©galement de l’après-shampoing en format solide mais personnellement je n’en utilise plus.

CĂ´tĂ© soin dentaire, Ă©changez sans regret votre dentifrice traditionnel, dont la composition est souvent ahurissante, pour un dentifrice solide. Trouver celui qui va vous convenir n’est pas chose aisĂ©e, il m’a fallu beaucoup de test pour trouver mon « graal buccal Â», le Crystal de la marque Pachamamai. Quant Ă  la brosse Ă  dent, je finis d’utiliser une brosse Ă  dent en plastique Ă  tĂªte amovible (on ne jette après usage que la partie supĂ©rieure et pas le manche, d’oĂ¹ une moindre quantitĂ© de dĂ©chet), mais après 3 ans de bons et loyaux services je vais la remplacer par sa version en bambou, qui de plus est compostable.

Imparable pour diminuer les emballages dans la salle de bain: se constituer une routine beautĂ© saine et minimaliste avec des produits de base multi-fonctions, et dont on choisira le contenant et la provenance avec soin… Par exemple, pour nourrir votre peau et aussi la dĂ©maquiller, un seul et mĂªme produit: de l’huile vĂ©gĂ©tale! Notamment l’huile vĂ©gĂ©tale de jojoba, BIO de prĂ©fĂ©rence, qui est non comĂ©dogène et dont la structure chimique est proche de celle du sĂ©bum de la peau. Pour complĂ©ter ces basiques naturels, le gel d’aloĂ© vera est idĂ©al: il remplace les sĂ©rums, et fonctionne très bien aussi en après-rasage, et en traitement d’appoint des petits maux de la peau au quotidien: coups de soleil superficiels, petites coupures…

Aujourd’hui j’ai une salle de bain minimaliste (certaines diront spartiate !), et dans laquelle je me sens bien. J’utilise bien moins de produits qu’avant, mais Ă©tonnamment ma peau et mes cheveux s’en portent beaucoup mieux ! J’utilise les mĂªmes produitVoilĂ  qui donne Ă  rĂ©flĂ©chir sur l’efficacitĂ© rĂ©elle de nos cosmĂ©tiques, vantĂ©s Ă  grand renfort de marketing ! L’objet d’un futur article ici, sans aucun doute.

Dans la cuisine :

LE terrain de jeux du zĂ©ro dĂ©chet ! Je vous propose un exercice très simple : Ă  votre retour de courses, installez tous vos achats sur une table. Retirez d’abord les emballages Ă  usage unique, tout ce qui ne sert pas directement Ă  la conservation des aliments (films plastiques sur les packs de lait, sachets plastiques des fruits et lĂ©gumes, cartons maintenant les pots de yaourt…). Il s’agit du premier niveau de dĂ©chet, le suremballage, Ă  la durĂ©e d’utilisation très Ă©phĂ©mère. A peine rentrĂ©s du supermarchĂ©, il filera directement dans la poubelle, sans autre forme de procès. Vous le voyez venir le gĂ¢chis ? Parmi ces ennemis de la poubelle 0 dĂ©chet, combien sont rĂ©ellement nĂ©cessaires Ă  la conservation? Combien relèvent du pur marketing? Traquer ce suremballage sera votre première mission! Et elle se joue directement dans les rayons de votre magasin: fuyez les produits sur-emballĂ©s, les emballages individuels, et les aberrations des supermarchĂ©s, comme sur les deux images ci-dessous:

Éviter le suremballage est un geste simple, Ă  la portĂ©e de tous et Ă  l’impact très important!

Le deuxième « degrĂ© » de dĂ©chets prĂ©sents dans votre retour de course, ce sont vos contenants, c’est Ă  dire tout ce qui maintient vos produits dans un bon Ă©tat de conservation. Ils sont plus difficiles Ă  diminuer, mais lĂ  encore, avec un peu d’organisation, on y arrive! Fixez-vous des petits objectifs pour dĂ©marrer: je me rappelle avoir commencĂ© en supprimant les sachets de thĂ© au profit d’une boule en mĂ©tal et de thĂ© et tisanes achetĂ©s en vrac. Un geste qui parait anodin, et pourtant… Rappelez-vous du colibri! Je me suis ensuite attaquĂ©e aux pots en plastique de nos yaourts et desserts… remplacĂ©s par des pots en verre, ou en carton recyclable. Puis par du fait maison dans des pots rĂ©utilisables! En effet, dans la cuisine, pour diminuer ses dĂ©chets il n’y a pas de recette miracle… Ou plutĂ´t si, il y a bien des recettes, mais des recettes de cuisine! Faire vous-mĂªme sera votre meilleur alliĂ© pour allĂ©ger votre poubelle et, cerise sur le gĂ¢teau fait maison, vous mangerez bien mieux!

L’Ă©tape suivante sera d’acheter un maximum de vos courses en vrac, en vous munissant de contenants de rĂ©cup (sachets en papier rĂ©cupĂ©rĂ©s des courses prĂ©cĂ©dentes, tote bags, bocaux en verre, et mĂªme tupperware qui sont dĂ©jĂ  dans vos placards) ou de contenants ad hoc type sachets en tissus (sacs Ă  vrac). On est d’accord, c’est parfois contraignant: tout le monde n’a pas la chance d’avoir des magasins de vrac Ă  proximitĂ©, parfois les commerçants ne jouent pas le jeu et refusent les contenants extĂ©rieurs… Parfois aussi le vrac est vendu plus cher que les produits emballĂ©s, alors que la logique voudrait que sans emballage ni marketing, et Ă  quantitĂ© Ă©gale, le produit soit moins coĂ»teux! Aberrant, n’est-ce pas? (cela tient Ă  la fameuse question de l’offre et de la demande)

Quoi qu’il en soit, l’essentiel est de faire selon ses moyens et ses possibilitĂ©s, et de garder en tĂªte que la prioritĂ©, pour le bien de notre planète, est de supprimer au maximum le PLASTIQUE de nos maisons et de nos quotidiens, sous toutes ses formes. Si vous n’Ăªtes pas prĂªts Ă  passer au vrac, sachez que le simple fait de diminuer vos emballages plastiques est dĂ©jĂ  un pas très important.

Dernier Ă©chelon de nos dĂ©chets dans ce retour de courses: les aliments eux mĂªmes. A ce sujet, deux thĂ©matiques me semblent importantes, en matière de rĂ©duction des dĂ©chets dits alimentaires. La première, c’est Ă©videmment la lutte contre le gaspillage. Inutile de revenir sur l’aspect humain qui est indĂ©cent, l’un des symboles les plus marquants des inĂ©galitĂ©s qui gangrènent nos sociĂ©tĂ©s industrielles… Si on se concentre uniquement sur les dĂ©chets que ce gaspillage gĂ©nère, lĂ  encore le constat est accablant. Quelques chiffres: en France, le gaspillage alimentaire reprĂ©sente chaque annĂ©e 10 millions de tonne, l’Ă©quivalent de 16 milliard d’euros. A titre individuel, chaque français jette 29kg par an, soit environ un repas par semaine. A l’heure oĂ¹ les ressources planĂ©taires diminuent et oĂ¹ chaque geste compte, une telle insouciance est difficilement soutenable. Un conseil? Listez vos besoins et prĂ©parez vos menus Ă  l’avance! Vous diminuerez vos dĂ©chets, mais aussi vos dĂ©penses. Autre rĂ©flexe Ă  adopter: rĂ©inventer les restes! Soyons imaginatifs et donnons leur une seconde vie dans nos assiettes. Chez nous, il y a un grand classique: la quiche Ă  tout. Quelques courgettes poĂªlĂ©es qui trainent dans le frigo, une poignĂ©e de dĂ©s de jambon et hop voilĂ  une garniture de quiche tout Ă  fait savoureuse.

Dernier point concernant les dĂ©chets de la cuisine: l’art et la manière de composter… VoilĂ  une bien vertueuse façon de recycler: diminuer ses dĂ©chets tout en donnant un coup de pouce Ă  Dame Nature (qui en a grand besoin). Nous ne sommes pas Ă©gaux face au compostage, tout dĂ©pend de votre lieu de vie. La voie royale est bien sĂ»r le composteur de jardin, sorte d’autoroute du compost qui amène nos rebuts de cuisine directement aux principaux intĂ©ressĂ©s, Ă  savoir le petit peuple du sous-sol: vers, larves et autres insectes qui se dĂ©lecteront de nos Ă©pluchures. De leur travail naitra un fabuleux engrais naturel qui sera lui aussi Ă  l’endroit idoine: votre jardin.

Le cheminement est plus complexe pour vous qui vivez en appartement. Deux options s’offrent Ă  vous: vous rĂªvez de composter et d’adopter de petits animaux de compagnie? Le lombricomposteur est fait pour vous! On trouve de nombreux tutos de mise en place des lombricomposteurs sur Youtube si cela vous intĂ©resse. Contrairement Ă  ce que l’on pourrait penser, non, les vers ne sortent pas du bac! Mais il est vrai que l’on peut avoir une certaine apprĂ©hension Ă  les accueillir chez soi. Genre vraiment chez soi.

Autre option, que j’ai personnellement testĂ©, le bokashi. Il s’agit d’un bac, vendu avec des sachets d’accĂ©lĂ©rateur de compost, qui permettent d’obtenir rapidement un engrais liquide en contrebas du bac, Ă  diluer puis Ă  utiliser pour ses plantes. MAIS, le bac n’ayant pas une contenance illimitĂ©e, on se retrouve rapidement avec une quantitĂ© de matière organique non nĂ©gligeable, et assez malodorante je dois dire. Matière qui aurait sa place dans un bac beaucoup plus grand lui permettant de prendre son temps pour se composter tranquillement. Sauf que nous n’avions absolument pas la place d’installer un grand contenant sur notre petit balcon. J’ai donc pris la direction de la dĂ©chetterie, pensant jeter mes prĂ©cieuses Ă©pluchures de lĂ©gumes BIO dans les dĂ©chets verts… Mais je me suis vue opposer un refus catĂ©gorique de la part du personnel de la dĂ©chetterie, qui m’a demandĂ© de jeter le tout dans les dĂ©chets mĂ©nagers! La poubelle quoi. Tout ça pour ça. Le Bokashi, le transport… Pour que le contenu de mon bac se retrouve exactement au mĂªme endroit que si je l’avais jetĂ© prĂ©cĂ©demment dans la poubelle de ma cuisine. Ayant lu des tĂ©moignages similaires dans la blogosphère, il semblerait que d’autres personnes aient connu la mĂªme mĂ©saventure… Raison pour laquelle je ne conseille pas l’achat du Bokashi. A mon sens, si vous vivez en appartement, mieux vaut proposer des composteurs collectifs dans votre rĂ©sidence.

VoilĂ  pour ce premier aperçu de mes rĂ©flexes (presque) 0 dĂ©chet, en espĂ©rant que cet article pourra vous donner quelques idĂ©es pour rĂ©duire vos dĂ©chets au quotidien. A suivre prochainement sur le blog, d’autres rĂ©flexes dans ma vie de tous les jours, transport, loisirs, mĂ©nage et enfants.

Et vous? Quels sont vos rĂ©flexes 0 dĂ©chets? đŸ™‚

Octobre: Objectif jardin!

Le mois d’octobre est l’occasion d’un grand nombre de travaux dans un jardin, surtout d’ornement. L’automne et le printemps sont les saisons intermĂ©diaires entre les tempĂ©ratures très chaudes et les tempĂ©ratures très froides. Un rappel un peu naĂ¯f, mais qui aide Ă  comprendre pourquoi ce sont deux temps forts dans la vie de votre jardin : ce sont des pĂ©riodes intermĂ©diaires, oĂ¹ l’on prĂ©pare ses plantes pour les transformations Ă  venir.

Pour prĂ©ciser le contexte, nous avons emmĂ©nagĂ© dans notre maison il y a un an et demi. Il s’agit d’une construction neuve qui a donc logiquement dĂ©marrĂ© de zĂ©ro. Mais cĂ´tĂ© jardin, lorsqu’on fait construire, il faut savoir qu’on dĂ©marre rarement de zĂ©ro… plutĂ´t de… Moins 10 environ ! Car après une construction immobilière, et son lot de passages d’engins de chantier, dĂ©charges plus ou moins discrètes dans le terrain de caillous, mĂ©taux et autres briques, ou rajout de terre d’origine improbable pour mettre le tout Ă  niveau, la qualitĂ© du sol est sĂ©rieusement amochĂ©e. Et dans ce sol extrĂªmement appauvri, il est difficile de faire pousser quoi que ce soit.  Il faut donc s’armer de patience -encore elle !- pour peu Ă  peu enrichir cette terre meurtrie. Un ajout de terre vĂ©gĂ©tale, fumier ou compost au dĂ©marrage de votre jardin est un gros plus, mĂªme si le coĂ»t du transport de ces amendements n’est pas nĂ©gligeable. Renseignez-vous auprès des dĂ©chetteries, des particuliers (coucou Le bon coin) mais aussi des agriculteurs près de chez vous.

Bruyère.

Une fois que votre terrain est mis Ă  niveau, et si possible enrichi, observez-le : est-il sableux ? argileux ? Il est indispensable de dĂ©terminer le type de sol qui se trouve sur votre terrain pour savoir quelle variĂ©tĂ© de plante est susceptible d’y prospĂ©rer. Un sol argileux est plutĂ´t lourd et compact : en pĂ©riode de sĂ©cheresse, il devient très dur et se craquelle en surface. A l’inverse après des pluies abondantes, il devient boueux et collant, parsemĂ© de flaques. Un sol sableux lui, sera bien drainĂ© et plus facile Ă  travailler, mais il retient mal les nutriments et est donc globalement plus pauvre.

Dès que votre diagnostic est posĂ© : amusez-vous et expĂ©rimentez ! A ce sujet, il est parfois inutile, et surtout moins coĂ»teux, de dĂ©valiser les jardineries. Demandez des boutures Ă  vos proches, recherchez des trocs de plantes près de chez vous ! On en trouve souvent auprès d’associations de jardins partagĂ©s. Outre les prix, il faut savoir que les plantes des jardineries, surtout dans les grandes enseignes, grandissent dans des conditions souvent très artificielles, et l’adaptation Ă  la « vraie vie Â» peut Ăªtre difficile.

A l’automne 2018, nous avons donc expĂ©rimentĂ© : certains choix se sont rĂ©vĂ©lĂ©s positifs, mais d’autres ont Ă©tĂ© plus hasardeux, et après un an d’observation, il est grand temps de procĂ©der Ă  des ajustements. Si certaines plantes ne se sont pas Ă©panouies, demandez-vous si l’ensoleillement Ă  cet emplacement a Ă©tĂ© suffisant, ou au contraire, trop intense. Autre Ă©cueil : nous avons constatĂ© que certaines zones avaient tendance Ă  accumuler de l’humiditĂ©, d’oĂ¹ un effet « pied dans l’eau Â» qui a parfois Ă©tĂ© fatal.

Cette semaine, c’Ă©tait donc l’heure des dĂ©mĂ©nagements ! Sont partis vers des parcelles plus ensoleillĂ©es : une mauve, un lilas, ou encore un arbre de JudĂ©e… De leur cĂ´tĂ©, un rhododendron et une azalĂ©e du Japon ont rejoint les zones de mi-ombre.

Des petits nouveaux nous ont Ă©galement rejoints : deux noisetiers, l’un poupre, l’autre classique, des boutures d’arbre Ă  papillons (peut devenir envahissant, attention), d’euphorbe, et un nouvel hortensia.

Noisetier, variĂ©tĂ© « Longue d’Espagne »

Le grand chantier de cet automne Ă©tait nĂ©anmoins l’amĂ©nagement de notre terrasse. Nous voulions un parterre en bordure avec une partie de grimpantes et odorantes – glycine, jasmin et chèvrefeuille : une bombe olfactive ! – et une autre de fleurs variĂ©es : agapanthes, ainsi que lavande et bruyère, deux mellifères aussi esthĂ©tiques que nourrissantes pour les auxiliaires du jardin. L’avant/après parle de lui-mĂªme !

Parterre bĂªchĂ©, puis recouvert d’un gĂ©otextile, et enfin d’un paillage bois. Plantes: en arrière-plan, jasmin, chèvrefeuille et glycine, et devant bruyère, agapanthe, lavande et buis.

Autre chantier de l’automne : nettoyer et tailler. A regret, nous avons arrachĂ© dans le potager les plants de tomates et de poivrons qui devenaient exsangues après une belle production cet Ă©tĂ© ! Il faut aussi tailler tout le bois mort des massifs de fleurs, nettoyer les feuilles mortes etc.

C’est enfin le moment de tailler vos haies, si ce n’est pas dĂ©jĂ  fait – la pĂ©riode de septembre/octobre est idĂ©ale – pour qu’elles prennent de l’épaisseur en largeur donc, et pour favoriser leur croissance.  Pour cela, il faut que la base soit plus large que la cime. Un Ă©lagage selon la règle suivante : chaque annĂ©e la haie doit perdre la moitiĂ© de sa nouvelle pousse. Pour y arriver, prĂ©voyez deux coupes, l’une Ă  l’automne donc et l’autre au printemps. 

Un peu de lecture…

Changer son mode de vie n’est pas chose aisĂ©e, et Ăªtre un peu guidĂ© sur ce chemin n’est pas de trop.

Voici quelques ouvrages qui m’ont accompagné et m’accompagnent encore dans mon cheminement.

Evidemment, tous les livres de la Famille 0 dĂ©chet : « Famille presque zĂ©ro dĂ©chet : Ze Guide », « les Zenfants zĂ©ro dĂ©chet : Ze Mission » et « Famille en transition Ă©cologique », tous signĂ©s BĂ©nĂ©dicte Moret et JĂ©rĂ©mie Pichon et parus chez Thierry Souccar Editions. Ludiques, pĂ©dagogiques, instructifs… les qualificatifs ne manquent pas! Ce sont des mines d’informations et de conseils, mais le lecteur n’est jamais culpabilisĂ©: au contraire, il est toujours encouragĂ© dans sa dĂ©marche. Le gros plus: les illustrations de BĂ©nĂ©dicte Moret, irrĂ©sistibles!

Plus healthy que 0 dĂ©chet, « Green Life », de Victoria Arias alias Mango&Salt, chez Larousse. Je suis le blog de Victoria depuis longtemps, j’aime son univers Ă©purĂ© et ses conseils jardinage. C’est l’une des pionnières en matière de blogging green. J’ai parfois dĂ©sapprouvĂ© certains de ses choix, notamment certains de ses partenariats avec des marques commerciales. NĂ©anmoins, je recommande vivement son livre, très esthĂ©tique et surtout très accessible, notamment ses recettes veggie. Je conseille Ă©galement son blog (Mango & salt donc), Victoria est de très bon conseil sur l’entretien des plantes et c’est la championne des trouvailles de seconde main!

Sur le Thème de l’autonomie, « Vivre en autosuffisance : vivre de peu mais vivre mieux », de Dick et James Strawbridge, Ă©galement chez Larousse. Il s’agit d’une acquisition rĂ©cente que je consulte de temps en temps, je ne le lis pas de façon linĂ©aire. Je pioche dedans les conseils dont j’ai besoin pour mettre en Å“uvre une nouvelle habitude, dans ma cuisine ou mon jardin surtout. S’intĂ©resser au minimalisme, c’est forcĂ©ment s’intĂ©resser un jour ou l’autre Ă  l’autonomie… J’ai besoin de moins, mais mieuxPour rĂ©duire mon impact, je fais par moi mĂªme… Il y a des chapitres que je ne peux clairement pas intĂ©grer dans mon mode de vie (ou que je ne souhaite pas intĂ©grer), mais ce livre est passionnant dans la mesure oĂ¹ il ouvre un grand champ de possibles: mais oui, je suis capable de conserver les aliments autrement, de faire pousser des lĂ©gumes incroyables. Dans cette sociĂ©tĂ© hyper mĂ©canisĂ©e et abstraite, on a oubliĂ© ces compĂ©tences millĂ©naires relevant du bon sens et de l’observation humble de notre environnement. Passionnant et très valorisant.

J’ai enfin osĂ© le lire, (pris mon courage Ă  deux mains serait plus exact) : « Comment tout peut s’effondrer » de Pablo ServignĂ© et RaphaĂ«l Stevens. Au quotidien, je suis souvent en prise avec ce qu’il faut dĂ©sormais appeler « l’Ă©co-anxiĂ©tĂ© ». Cette angoisse sourde et latente qui nait de la prise de conscience Ă©cologique et surtout du constat que rien ou presque n’est fait pour que ce monde tourne un peu plus rond. La recherche d’autonomie Ă©voquĂ©e prĂ©cĂ©demment participe aussi de cette lutte contre l’Ă©co-anxiĂ©tĂ©: si tout part en vrille, je saurais me dĂ©brouiller seule… Bref. J’essaie de me prĂ©server de ces angoisses, en limitant les informations anxiogènes. Je pense Ăªtre suffisamment sensibilisĂ©e pour me permettre de ne pas m’exposer plus au catastrophisme ambiant. MalgrĂ© tout, je voulais vraiment lire ce livre de Pablo ServignĂ© (et je lirai Ă©galement son second ouvrage), car il va au delĂ  des fantasmes sur cette fin du monde annoncĂ©e. Ce sont des faits, des chiffres, des Ă©lĂ©ments tangibles. Cela limite la casse des divagations façon Walking Dead, et structure un peu la pensĂ©e sur cet avenir très incertain qui se profile. NĂ©anmoins soyez prĂ©venu, rien de rĂ©jouissant lĂ  dedans… Un indispensable assurĂ©ment.

En bonus: la bible des jardiniers, un indispensable pour tous ceux qui veulent mettre les mains dans la terre. «  Le TraitĂ© Rustica des techniques du jardin » , chez Rustica Editions. Je ne suis pas une experte en matière de jardinage, loin de lĂ ! Cela fait environ un an que je m’intĂ©resse de près Ă  la question, et ce pour une très bonne raison: dĂ©sormais, j’ai un jardin! Et ce jardin demande beaucoup d’attention. J’ai trouvĂ© les conseils indispensables pour dĂ©buter dans ce livre hyper complet, Ă  destination des dĂ©butants comme des jardiniers plus expĂ©rimentĂ©s. Saison par saison, tout est consignĂ©: les travaux du jardin, les techniques Ă  mettre en oeuvre… MĂªme si, je m’en suis dĂ©jĂ  rendue compte, en matière de jardinage comme sur beaucoup de sujets, l’observation et l’expĂ©rience sont irremplaçables. Alors je continue Ă  apprendre!

Mes dĂ©buts vers un mode de vie plus minimaliste

Comme pour toute Ă©volution, au dĂ©but du chemin se trouve un dĂ©clic, une prise de conscience. Ma première grossesse a Ă©tĂ© en cela une Ă©tape dĂ©terminante. Comme si porter la vie me permettait d’en reconnaitre enfin la valeur. DĂ©jĂ  sensibilisĂ©e aux vertus du BIO, dans l’usage de certains cosmĂ©tiques notamment, ou au travers de mon alimentation, je pensais naĂ¯vement connaitre mon sujet et avoir presque fait le tour de la question. Or je ne faisais que l’effleurer… Consommer BIO me donnait l’illusion d’agir efficacement pour amĂ©liorer mon Ă©tat de santĂ© et celui de mon enfant Ă  venir. De la mĂªme façon qu’en triant ses poubelles, on s’imagine que cela suffit Ă  rĂ©gler le problème de la gestion finale de ces dĂ©chets.

Il a fallu ouvrir les yeux et s’imposer de penser Ă  une autre Ă©chelle : par le prisme d’une vision globale des problĂ©matiques environnementales, un angle de vue bien plus large, hors de nos frontières intellectuelles et gĂ©ographiques, grĂ¢ce auquel on comprend rapidement que tout est interconnectĂ©, les solutions comme les difficultĂ©s. J’avais abordĂ© l’écologie en pensant que cela me permettrait « seulement Â» de prendre soin de mon corps, et en me documentant, d’abord d’un Å“il distrait, puis de plus en plus attentif, je dĂ©couvrais qu’au contraire, changer ma façon de consommer Ă©tait Ă©galement bon pour ma planète, et plus Ă©tonnamment, bon pour mon porte-monnaie. Je touchais du doigt le fameux cercle vertueux, annonciateur de nombreux possibles.

Une rencontre a Ă©galement agi comme un catalyseur dans cette Ă©volution, avec non pas une, mais quatre personnes… La famille 0 dĂ©chet ! Une famille pas comme les autres qui m’a ouvert les yeux sur le contenu de ma poubelle et surtout sur son volume rĂ©el. Les rĂ©flexes et les automatismes, « je jette Ă  la poubelle Â», « je trie le verre et le carton Â», font disparaitre les dĂ©chets de nos quotidiens, un tour de passe-passe et on croit dur comme fer qu’ils ont disparu pour de bon. Les dĂ©chets mĂ©nagers ? Mais on les brĂ»le voyons, hop hop disparus sans laisser de trace ! Les dĂ©chets du bac de tri ? Ils sont RE-CY-CLES, ah la magie du recyclage, fleuron de l’ingĂ©niositĂ© de notre civilisation. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes. Du moins c’est ce que je croyais, moi qui, je l’avoue un peu honteuse, ne m’était jamais interrogĂ©e sur le devenir de ma poubelle. Je suis tombĂ©e de bien haut, en apprenant mĂ©dusĂ©e que l’incinĂ©ration des dĂ©tritus mĂ©nagers faisait fuiter des dioxines, et qu’aucun plastique ne pouvait Ăªtre indĂ©finiment recyclé… « Mais alors, la bouteille d’eau transformĂ©e en tee-shirt Â» ? « Oui mais qu’advient-il du tee-shirt ensuite ?? Â» Et bien, un dĂ©chet. Un dĂ©chet qui ne sert Ă  rien, et qui polluera quel que soit son destin : brĂ»lĂ©, stockĂ©, hachĂ© menu… Comme tous les autres, et ils sont nombreux sur le carreau.

De façon surprenante, ces vĂ©ritĂ©s plutĂ´t difficiles Ă  digĂ©rer ont dĂ©clenchĂ© chez moi une phase d’euphorie. Non pas car je me rĂ©jouissais de cette triste rĂ©alitĂ©, mais parce que je savais, et que de fait j’allais pouvoir agir, et rĂ©pandre la bonne parole auprès de mes semblables. J’assistais en spectatrice privilĂ©giĂ©e Ă  l’avènement d’une nouvelle ère dans notre histoire, j’étais Ă  l’avant-garde. En partant  de presque 0 sur l’échelle de la poubelle qui dĂ©borde, la marge de manÅ“uvre Ă©tait exponentielle. J’ai alors rĂ©duit mes dĂ©chets dans la joie et la bonne humeur, persuadĂ©e que j’allais changer le monde.

C’est d’ailleurs un conseil que je donnerai Ă  n’importe quelle personne souhaitant tendre vers le minimalisme : voyez les choses de façon ludique. Une semaine : un dĂ©chet… Lancez-vous des dĂ©fis, d’abord faciles Ă  atteindre puis plus corsĂ©s. J’ai ainsi commencĂ© par ma salle de bain, en supprimant (adieu coton-tige jetable, flacon pousse-mousse en plastique…) et en remplaçant (bonjour savon solide, coton dĂ©maquillant lavable…). Puis direction la cuisine, c’est dĂ©jĂ  plus complexe : il faut apprendre ou rĂ©apprendre Ă  faire soi-mĂªme, cuisiner, s’organiser… Mais quelle satisfaction de manger mieux (le fameux « c’est moi qui l’ai fait ! ») et de ne plus jeter de pots de yahourts en plastique jetable. Comme je le disais prĂ©cĂ©demment, je me suis aperçue que ces changements, alors mĂªme que l’on fustige, parfois Ă  raison, le prix du BIO, me permettaient de rĂ©aliser des Ă©conomies consĂ©quentes. Car consommer moins coĂ»te moins, forcĂ©ment. Ce qui dure n’a pas besoin dâ€™Ăªtre achetĂ© de nouveau. La seconde main coĂ»te moins que la première.

Avec le temps, la pratique et les convictions qui s’enracinent, on s’attaque aux gros dossiers : les vĂªtements, les transports, l’énergie… Vient aussi le temps de l’impatience face Ă  l’inaction gĂ©nĂ©rale, les dĂ©sillusions, la peur de l’avenir, nous en reparlerons.

Mais ce qui est certain, c’est que la moindre habitude nouvelle qui va dans le bon sens, celui de la durabilité, de la sobriété, de la pleine conscience, est une habitude qu’il faut conserver et transmettre. En 2019, le colibri a du plomb dans l’aile, mais il vole toujours.

M.

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer