Mon premier potager: conseils aux débutants!

Nous vivons une période riche en émotions, en situations inédites et en questionnements. Pour avoir eu la « bonne idée » de se dérouler au printemps, ce confinement aura eu au moins comme conséquence heureuse de réconcilier bon nombre de personnes désœuvrées avec leur jardin. Peut-être, plus enfouie, plus inconsciente, la perspective de pénuries alimentaires a-t-elle pu elle aussi susciter quelques vocations potagères. Quoiqu’il en soit, et quelle que soit votre motivation pour plonger les mains dans la terre, je ne peux que l’applaudir et l’encourager ! Par expérience, je sais qu’on peut facilement se décourager au jardin : on ne sait pas forcément par où commencer, il y a parfois très peu de résultats… Voici donc quelques éléments de réponse, qui ne remplaceront jamais vos observations, vos expérimentations, et tout ce que vous apprendrez de vos ratés mémorables, mais qui pourront peut-être vous aider si vous démarrez de zéro… ou presque !

Votre pilier : le sol !

Cela parait basique, et pourtant tout est là ! Un sol sain, c’est un sol qui vit, qui sent bon le sous-bois. On pourrait rentrer dans des considérations de PH ou de richesse du sol, mais quand on débute, il vaut mieux se faciliter la tâche.

Si vous avez déjà un jardin d’ornement en bonne santé, que vous entretenez avec des amendements naturels, et que dans ce jardin se trouve un emplacement idéalement ensoleillé, alors foncez pour un potager en pleine terre ! A l’inverse, si vous avez des craintes sur la qualité de votre sol, que vous trouvez trop dur, ou trop caillouteux, vous pouvez envisager d’autres solutions. Les légumes sont plus gourmands que le gazon, il faut les accueillir dans un environnement un peu plus riche, surtout lorsque l’on démarre et qu’on a envie d’obtenir une petite récolte. En devenant un jardiner chevronné, vous apprendrez ensuite la pratique de la permaculture et vous transformerez votre sol!

Mais en attendant, deux options s’offrent à vous : la technique dite de la lasagne, que je ne détaillerai pas ici mais sur laquelle vous pouvez facilement trouver des informations sur internet, et celle du potager en carré surélevé, que j’ai choisie chez moi. La raison est simple : comme je l’ai déjà évoqué sur le blog, nous vivons dans une construction récente, et notre jardin est composé d’une majorité de terre de chantier, soit un sol extrêmement pauvre.

Il est assez aisé, avec un peu de bricolage et de récup, de monter un carré potager grâce à 4 planches assemblées entre elles et quelques tasseaux pour consolider l’ensemble, l’idéal étant des carrés d’1m20 de côté, et d’environ 30 à 40 cm de hauteur. Pour protéger le bois, les puristes diront qu’il ne faut aucun plastique, et les minimalistes diront de faire avec ce que l’on a sous la main. Pour ma part, j’ai réutilisé de la bâche que nous avions déjà : à chacun de faire au mieux, mais il est préférable pour que l’ouvrage soit durable dans le temps de le protéger un minimum.

Une fois monté, posez ce carré dans un endroit plutôt ensoleillé et si possible à l’abri du vent. Pour le remplissage, là encore il y a la méthode « des règles de l’art », et la méthode… de la débrouille, surtout en temps de confinement ! Pour bien faire, vous devez positionner dans le carré une couche de branchages pour tapisser le sol, puis alterner des couches de compost, de terre et de paille. Mais si vous n’avez pas tous ces matériaux, pas de panique ! Pour ma part, au lieu des branchages, j’ai opté pour du simple carton kraft récupéré dans ma poubelle de tri, non peint, et débarrassé de ses restes d’adhésif. Sur ce carton, une couche de terre végétale (les jardineries sont ouvertes heureusement !), une couche de compost puis une nouvelle couche de terre végétale. En permaculture, la dernière épaisseur est presque la plus importante : le paillage ! Vous aurez peut-être remarqué que dans la nature, le sol n’est jamais à nu : il est toujours recouvert de mousses, de feuilles mortes, d’herbes sèches… Et ce n’est pas un hasard ! Cette couverture naturelle, en se décomposant, vient enrichir le sol et nourrir ses habitants, et maintient aussi l’humidité en empêchant l’évaporation de l’eau. Là encore, dans un potager idéal, vous disposerez de paille bien sèche pour réaliser ce paillage. Mais en plein confinement, on s’adapte : faites avec ce que vous avez sous la main, et récupérez par exemple vos déchets de tonte ! Une petite précaution s’impose néanmoins avec la tonte : étalez l’herbe coupée au préalable sur le sol de manière à la faire sécher un peu avant de pailler. Disposez ensuite sur le potager des couches minces et que vous renouvellerez souvent, afin de ne pas laisser ce gazon fermenter sur vos cultures.

Le sol de votre potager est prêt, il ne vous reste plus qu’à planter ! Vous êtes encore dans les temps, même dans le sud on attend en général que les fameux saints de glace soit passés (les 11, 12 et 13 mai chaque année) pour mettre en terre les cultures frileuses. Fin avril, les délais sont un peu justes pour réaliser des semis, mais de toute façon je ne suis pas certaine que lorsqu’on débute, il faille compter à 100% sur ses propres semis. Les résultats peuvent être assez aléatoires et donc décourageants. Optez plutôt pour des plants potagers, et n’hésitez pas à rechercher près de chez vous de producteurs locaux de plants (Pour les landais, voici 2 adresses !).

A cette date, vous pouvez planter à peu près de tout, y compris des tomates, qu’il faudrait néanmoins protéger du froid si un refroidissement devait avoir lieu, en les couvrant de voile d’hivernage par exemple. Personnellement, j’attends encore un peu pour les courges (melons, courgettes, potimarrons…), et pour les basilics, qui sont très sensibles au froid.

N’oubliez pas de tutorer ce qui grimpe, tomates et pois notamment, et d’alimenter votre paillage pour limiter les arrosages. Pour devenir un jardinier expérimenté, il faut observer, observer, et observer encore vos plantes et leur environnement ! La plupart des végétaux sont « expressifs » et vous montrent rapidement si quelque chose ne va pas, à commencer par le manque d’eau…

Il vous faut enfin savoir que votre beau potager et ses jeunes plants bien croquants ne manqueront pas de susciter des convoitises… On les appelle les « nuisibles » ou les « ravageurs », et il faut bien avouer que certains sont vraiment des pique-assiettes. Pour autant, je n’aime pas ce terme de « ravageur ». Votre jardin héberge un écosystème, et c’est tant mieux ! La nature étant parfaitement organisée, plus il y aura de vie dans vos cultures et mieux celles-ci se porteront au final, même s’il faudra sacrifier quelques fraises ou tomates au passage ! Notre réflexe comme souvent est de tuer ces indésirables. Gardez au contraire en tête l’image de la chaîne alimentaire : en éliminant certains animaux, on prive bon nombre d’autres espèces de leur garde-manger et donc de leur moyen de survie. Laissez par exemple les hérissons et crapauds vous débarrasser des limaces, les coccinelles et chrysopes dévorer les pucerons !

Ne pas tuer ne signifie pas ne pas se défendre contre les attaques un peu trop voraces ! En ce moment, c’est l’incroyable appétit des escargots et des limaces qui cause des sueurs froides aux jardiniers. Le marc de café, la cendre ou les coquilles d’œufs dispersées auprès des cultures sont des astuces bien connues des permaculteurs, mais chez moi cela n’a pas fonctionné. Contre les gastéropodes, pour moi il n’y a que l’éloignement physique qui fonctionne : grâce à des filets placés autour des plants, qui éloigneront aussi les oiseaux, des cloches de protection plant par plant pour la nuit (de simples pots retournés feront l’affaire !), et le ramassage patient et minutieux de ces visiteurs rampants en début de soirée : certes un peu fastidieux mais diablement efficace ! Vous veillerez à les emmener ensuite loin de votre potager, mais évitez les potagers des voisins !

Jouez aussi sur les associations de culture: les oeillets d’Inde (fleur orange sur les photos ci-dessus) protègent les tomates des nématodes (petits vers) et des fourmis. Les capucines attirent à elles les pucerons, qui délaisseront les autres plants!

Bonnes cultures à tous !

Ma routine beauté minimaliste

Une routine beauté minimaliste, cela ne veut pas dire qu’on ne prend plus plaisir à s’occuper de soi. C’est simplement un retour à l’essentiel, aux essentiels, avec des produits qualitatifs, et pour certains multifonctions. Le fameux Less is more.

On démarre avec l’hygiène de base, le savon. Exit le gel douche, ses compositions parfois désastreuses et ses flaconnages en plastique, et place au pain de savon. J’ai cru pendant longtemps qu’un savon solide était agressif pour la peau, qu’il la faisait crisser sous la douche (vous voyez de quelle sensation je parle ?!). Erreur ! Il suffit de bien les choisir. Un savon n’est autre qu’un mélange de soude et de corps gras, des huiles végétales en l’occurrence. Si lors de la fabrication du savon (la saponification), on chauffe ces huiles, alors elles perdent certains de leurs bienfaits. C’est le cas pour la méthode industrielle qui chauffe les huiles à environ 120° pour accélérer la réaction chimique avec la soude. Sans parler du fait que ces savons industriels contiennent souvent des additifs douteux et des huiles de mauvaise qualité (coucou l’huile de palme), et que la glycérine, agent hydratant présent naturellement dans les végétaux, est souvent extraite de la recette finale… on obtient un savon qui certes, lave la peau, mais la laisse sèche et irritable (le fameux crissement !).

La méthode de saponification dite à froid, plus artisanale, ne chauffe pas ces corps gras et permet donc de garder toutes les propriétés des huiles végétales utilisées, ainsi que celles des huiles essentielles qui peuvent y être ajoutées. Ce sont souvent des savons artisanaux, et soyez vigilants, la mention « saponifié à froid » doit figurer sur le packaging ! L’engouement pour le zéro déchet a fait éclore ou renaitre de nombreuses savonneries locales, n’hésitez pas à les chercher près de chez vous ! Ici nous utilisons les savons de la marque LE MOLY, originaire de Pau, ou encore L’ECUME LANDAISE qui vient des Landes.

C’est parti pour la déconstruction des clichés… Un savon solide lave aussi bien qu’un gel douche ! Il nourrit la peau alors que le gel douche va avoir tendance à l’assécher. Combien d’entre vous sont obligés d’appliquer des crèmes et autres laits pour le corps après la douche ? C’était mon cas, mais j’ai dit adieu à la peau de croco depuis que j’utilise des savons en pain ! Le savon mousse moins et sent moins fort, MAIS demandez-vous pourquoi votre gel douche mousse autant et pourquoi son parfum est si intense ? (voir mon article « Le jour où j’ai appris à décrypter les compos »).

J’utilise le même savon solide pour nettoyer mon visage, ce qui prouve bien sa grande douceur car j’ai une peau mixte très réactive qui ne supporte pas grand-chose.

Après le corps, les cheveux ! Là aussi, niveau déconstruction, il y a de quoi faire… Après avoir lavé mes cheveux toute ma vie avec des shampoings traditionnels, je suis donc passée aux shampoings solides il y a quelques années, et je ne le regrette absolument pas ! J’en ai essayé un certain nombre, mais mon favori est sans conteste le Sweetie de la marque PACHAMAMAI. Parlons des choses qui fâchent, parlons prix… Ce shampoing coûte 12,50€, ce qui, j’en conviens, est un prix assez élevé. Sauf que comparativement, il dure 2 à 2,5 fois plus longtemps qu’une bouteille de shampoing liquide classique. Voilà qui apporte un angle intéressant au sempiternel débat « oui, mais le bio c’est cher », et qui vaut d’ailleurs pour bon nombre de cosmétiques solides, au prix souvent plus onéreux que leurs homologues en flacon, mais à la durée de vie bien plus importante.

Autre commentaire souvent entendu dans mon entourage : « oui, mais moi j’ai déjà utilisé du shampoing bio et mes cheveux étaient tous secs »… autrement dit, le syndrome des cheveux de paille ! Pour comprendre ce phénomène, il faut se plonger dans la composition de nos shampoings. Bon nombre d’entre eux nous promettent de les nourrir en profondeur, de les hydrater, de réparer les pointes…. Tout ceci est du BARATIN marketing ! Hormis au niveau du cuir chevelu et du bulbe, le cheveu est un corps mort, inerte : on peut agir chimiquement sur sa couleur par exemple, mais pas le nourrir ou le réparer.  Alors comment se fait-il que les shampoings conventionnels parviennent à donner une texture si soyeuse à nos cheveux ? Ils semblent effectivement nourris, hydratés, adoucis, « en pleine santé » comme dirait l’autre… La réponse se trouve dans leur composition, au chapitre « silicones » : le shampoing contient des éléments (du plastique, ni plus ni moins) qui viennent se fixer sur le cheveu, formant une sorte de gaine, et donnant ainsi une illusion de matière et de brillance à votre chevelure. Or, ces fameux silicones sont en interdits en cosmétique bio. Que se passe-t-il donc lorsque vous lavez vos cheveux avec du shampoing bio, après des années de lavage avec des produits conventionnels ? La fameuse gaine de silicone n’étant plus entretenue, elle va se désagréger puis disparaitre, laissant à nu ce truc informe et tout sec étouffé pendant des années sous sa chape en plastoc : votre cheveu ! Voilà l’explication de l’effet de paille, auquel deux réactions sont possibles : le retour au conventionnel, par dépit, ou la persévérance, chemin que bien entendu je vous conseille, au nom de votre santé et de celle de la planète ! Pendant cette période de transition capillaire, il faudra peut-être couper quelques pointes, et prendre soin de vos cheveux : essayez les bains d’huile végétale (coco par exemple), à laisser poser au minimum deux heures, voire toute une nuit sous une serviette. En parallèle, faire des applications de masques d’argile blanche mélangée à un peu d’eau, cette argile ayant la capacité d’absorber les particules de silicone. A l’issue de cette période (comptez quelques semaines tout de même !), vous retrouverez des cheveux « propres » et vous verrez que les shampoings bio qu’ils soient liquides ou solides, lavent parfaitement !

Côté hygiène dentaire, du solide également. Il existe pléthore de recettes de dentifrices DIY sur le net, et autant de polémiques : sur l’utilisation du bicarbonate de soude, de l’eau oxygénée, de l’huile de coco… A mon sens, il est important que chacun trouve la formule qui lui convienne, en ne perdant pas de vue que la mixture doit être douce avec l’émail de vos dents, et surtout que c’est l’action mécanique du brossage qui lave les dents et non pas le produit que l’on met sur la brosse, contrairement à ce que veulent nous faire croire les Colgate et consorts… Dans notre salle de bain, après de nombreux tests parfois déroutants, le chouchou reste invariablement le dentifrice Crystal de la marque PACHAMAMAI. La brosse à dents quant à elle, est une incroyable pourvoyeuse de déchets, or seuls ses poils s’usent ! Et pourtant nous la jetons dans son intégralité… Certaines marques proposent donc des brosses à tête amovible, que nous utilisons depuis 5 ans environ. Nous allons prochainement passer à des brosses en bambou compostable, car le manche en plastique de nos brosses s’est beaucoup abimé.

Le reste de ma routine beauté est composé de « couteaux suisses », c’est-à-dire d’ingrédients bruts, souvent peu onéreux, et aux utilisations multiples. Le champion de ces touche-à-tout est l’aloé vera, qu’il faut choisir impérativement bio et le plus pur possible (minimum 97%). Son seul défaut est d’être conditionné dans des tubes en plastique… A moins de posséder directement une plante, mais sachez que cette agave originaire de régions désertiques doit être manipulée avec précaution. L’aloé vera me sert à hydrater la peau de mon visage comme un sérum, mais aussi à hydrater les pointes de mes cheveux et à les fixer légèrement, comme un gel coiffant. Il adoucit les coups de soleil légers, apaise le feu du rasoir comme un produit après-rasage classique, aide à cicatriser les petites coupures, et diminue drastiquement les taches de grossesse sur la peau (testé et totalement approuvé !). Il convient aux enfants comme aux adultes.

Dans la catégorie des indispensables de la salle de bain, il y a bien sûr les huiles végétales. Même règle que précédemment, les choisir BIO obligatoirement, et de préférence dans des contenants en verre. Chacune a une utilisation définie mais à l’usage vous trouverez celles qui vous conviennent le mieux. Pour ma part, j’ai choisi l’huile de jojoba pour nourrir ma peau comme une crème de jour. Sa structure moléculaire est proche de celle du sébum humain, elle est donc bien tolérée et non comédogène. Attention, nouvelle déconstruction : non, appliquer une huile sur une peau grasse ne va pas la rendre encore plus grasse ! Ce qui augmente la production de sébum et fait briller votre visage (instant glamour), c’est l’excès de soins trop agressifs ou décapants. Au contraire, lui apporter suffisamment de nutrition et de « bon gras » va réguler cette production et vous permettre d’éviter l’effet « ver luisant » (deuxième instant glamour). Voici mon geste quotidien pour nourrir ma peau: j’applique une noisette de gel d’aloé véra sur mon visage, puis 4 gouttes d’huile végétale, en ce moment l’huile LA LUMINEUSE, qui est un combo d’huiles végétales et d’huiles essentielles très parfumées que j’aime beaucoup. Minimalisme ne veut pas dire absence de plaisir ! Son petit plus : La Lumineuse est une huile sèche multi-usage qui sert aussi bien pour le visage, le corps, ou les cheveux.

C’est également avec de l’huile végétale que je me démaquille, jojoba ou coco, huile que j’essuie avec mes cotons lavables imbibés d’eau bien chaude : démaquillage soigné et tout en douceur garanti !

Dans ma salle de bain, on trouve aussi du beurre de karité, toujours BIO et pur (le mien : le Karéthic) : une pâte archi nourrissante qui remplace avantageusement les crèmes pour les mains et pour les peaux très sèches, les baumes pour les lèvres ou les soins contre les gerçures ou les fesses irritées des nourrissons par exemple. Le vrai beurre de karité est toujours de couleur jaune pâle, avec une odeur caractéristique qui ne reste pas sur la peau. C’est le soin doudou de l’hiver par excellence !

S’il y a bien un produit d’hygiène avec lequel il faut être particulièrement vigilant, c’est le déodorant. En cosmétique conventionnelle, celui-ci contient bon nombre de substances controversées. Or il est aisé de trouver des alternatives naturelles respectueuses de notre santé et tout aussi efficaces. Après pas mal d’essais, j’ai finalement opté pour des formules en crème, conservées dans des pots en verre, toujours pour limiter le recours au plastique. Mes favoris : la gamme de déodorants crème CLEMENCE ET VIVIEN, ou les baumes fouettés LE MOLY. Je précise que je ne suis pas sensible à la présence de bicarbonate dans les déodorants : celui-ci est un ingrédient souvent présent dans les déodorants naturels et il peut parfois occasionner des irritations, à vous de faire vos propres tests pour déterminer quelles sont les formules qui vous conviennent.

Je ne suis pas friande de recettes cosmétiques DIY très alambiquées, et j’ai donc peu d’autres basiques dans mes placards. Pour que le tour soit complet, j’ai enfin une eau florale, que j’utilise comme un tonique sur le visage, et de l’argile blanche (plus douce que l’argile verte) à appliquer en masque purifiant mélangé à de l’eau florale sur le visage et le cuir chevelu.

Vous savez tout ! Et vous quelle est votre routine beauté ?

Mes réflexes (presque) 0 déchet (partie 1)

Les essentiels: gourde inox, brosses, tote bag et sacs à vrac en coton, bee wraps, pailles inox…

Ne dit-on pas qu’il faut 30 jours pour créer une nouvelle habitude ? Après des mois, et même des années de remise en question de mes pratiques de consommation, j’ai donc pu en consolider… un certain nombre ! Cela ne fut pas sans difficulté, car il faut sans cesse lutter contre sa zone de confort, contre la notion de plaisir, et parfois aussi contre l’incompréhension de son entourage ou une certaine forme de pression sociale. L’une des clés réside dans une grande bienveillance envers soi-même : nul n’est parfait, nul ne doit retourner à l’âge de pierre, et nul ne pourra se targuer de n’avoir aucun impact sur l’environnement. MAIS, nous pouvons tous diminuer notre empreinte par des gestes simples, qui ne demandent pas tant d’efforts, et qui finalement, améliorent grandement notre qualité de vie.

Voici ce que j’ai déjà pu mettre en place, dans deux pièces maîtresses: la salle de bain et la cuisine. Peut-être y trouverez-vous quelques idées. C’est aussi l’occasion pour moi d’effectuer une sorte de bilan, et de repérer les marges de progression et d’amélioration.

Dans la salle de bain :

C’est souvent là que tout commence, entre le lavabo et le placard de salle de bain !

Il faut dire qu’en matière de production de déchets, la salle de bain se pose en championne, avec ses nombreux accessoires à usage unique et ses flacons plastiques. Comme souvent, la règle est de remplacer le jetable par le lavable. J’ai donc troqué mes disques à démaquiller jetables contre leurs homologues en tissus. Exit les cotons tiges, non remplacés, si ce n’est par un nettoyage soigneux directement sous la douche, ce qui ne fut pas évident au début – le coton tige, c’est vraiment une habitude dont il est difficile de se défaire !

La grande difficulté de la salle de bains, c’est son nombre parfois exponentiel de flaconnages en plastique, notamment pour nous les femmes… Et sur ce point, il n’y a pas de secret : il faut faire du TRI. Un tri selon les besoins (réels les besoins, réels ! C’est toute la difficulté de l’exercice !) et selon les compositions (bye bye allergènes et perturbateurs endocriniens). Par la suite, privilégiez des emballages plus vertueux, notamment en verre pour les crèmes ou les huiles. Puis plus d’emballage du tout : bienvenue dans le monde merveilleux des cosmétiques solides ! Savons solides au lieu du gel douche (préférez-les saponifiés à froid, une méthode de fabrication qui préserve les qualités des huiles végétales qui les composent), et shampoing solide au lieu de la bouteille de shampoing liquide. On trouve également de l’après-shampoing en format solide mais personnellement je n’en utilise plus.

Côté soin dentaire, échangez sans regret votre dentifrice traditionnel, dont la composition est souvent ahurissante, pour un dentifrice solide. Trouver celui qui va vous convenir n’est pas chose aisée, il m’a fallu beaucoup de test pour trouver mon « graal buccal », le Crystal de la marque Pachamamai. Quant à la brosse à dent, je finis d’utiliser une brosse à dent en plastique à tête amovible (on ne jette après usage que la partie supérieure et pas le manche, d’où une moindre quantité de déchet), mais après 3 ans de bons et loyaux services je vais la remplacer par sa version en bambou, qui de plus est compostable.

Imparable pour diminuer les emballages dans la salle de bain: se constituer une routine beauté saine et minimaliste avec des produits de base multi-fonctions, et dont on choisira le contenant et la provenance avec soin… Par exemple, pour nourrir votre peau et aussi la démaquiller, un seul et même produit: de l’huile végétale! Notamment l’huile végétale de jojoba, BIO de préférence, qui est non comédogène et dont la structure chimique est proche de celle du sébum de la peau. Pour compléter ces basiques naturels, le gel d’aloé vera est idéal: il remplace les sérums, et fonctionne très bien aussi en après-rasage, et en traitement d’appoint des petits maux de la peau au quotidien: coups de soleil superficiels, petites coupures…

Aujourd’hui j’ai une salle de bain minimaliste (certaines diront spartiate !), et dans laquelle je me sens bien. J’utilise bien moins de produits qu’avant, mais étonnamment ma peau et mes cheveux s’en portent beaucoup mieux ! J’utilise les mêmes produitVoilà qui donne à réfléchir sur l’efficacité réelle de nos cosmétiques, vantés à grand renfort de marketing ! L’objet d’un futur article ici, sans aucun doute.

Dans la cuisine :

LE terrain de jeux du zéro déchet ! Je vous propose un exercice très simple : à votre retour de courses, installez tous vos achats sur une table. Retirez d’abord les emballages à usage unique, tout ce qui ne sert pas directement à la conservation des aliments (films plastiques sur les packs de lait, sachets plastiques des fruits et légumes, cartons maintenant les pots de yaourt…). Il s’agit du premier niveau de déchet, le suremballage, à la durée d’utilisation très éphémère. A peine rentrés du supermarché, il filera directement dans la poubelle, sans autre forme de procès. Vous le voyez venir le gâchis ? Parmi ces ennemis de la poubelle 0 déchet, combien sont réellement nécessaires à la conservation? Combien relèvent du pur marketing? Traquer ce suremballage sera votre première mission! Et elle se joue directement dans les rayons de votre magasin: fuyez les produits sur-emballés, les emballages individuels, et les aberrations des supermarchés, comme sur les deux images ci-dessous:

Éviter le suremballage est un geste simple, à la portée de tous et à l’impact très important!

Le deuxième « degré » de déchets présents dans votre retour de course, ce sont vos contenants, c’est à dire tout ce qui maintient vos produits dans un bon état de conservation. Ils sont plus difficiles à diminuer, mais là encore, avec un peu d’organisation, on y arrive! Fixez-vous des petits objectifs pour démarrer: je me rappelle avoir commencé en supprimant les sachets de thé au profit d’une boule en métal et de thé et tisanes achetés en vrac. Un geste qui parait anodin, et pourtant… Rappelez-vous du colibri! Je me suis ensuite attaquée aux pots en plastique de nos yaourts et desserts… remplacés par des pots en verre, ou en carton recyclable. Puis par du fait maison dans des pots réutilisables! En effet, dans la cuisine, pour diminuer ses déchets il n’y a pas de recette miracle… Ou plutôt si, il y a bien des recettes, mais des recettes de cuisine! Faire vous-même sera votre meilleur allié pour alléger votre poubelle et, cerise sur le gâteau fait maison, vous mangerez bien mieux!

L’étape suivante sera d’acheter un maximum de vos courses en vrac, en vous munissant de contenants de récup (sachets en papier récupérés des courses précédentes, tote bags, bocaux en verre, et même tupperware qui sont déjà dans vos placards) ou de contenants ad hoc type sachets en tissus (sacs à vrac). On est d’accord, c’est parfois contraignant: tout le monde n’a pas la chance d’avoir des magasins de vrac à proximité, parfois les commerçants ne jouent pas le jeu et refusent les contenants extérieurs… Parfois aussi le vrac est vendu plus cher que les produits emballés, alors que la logique voudrait que sans emballage ni marketing, et à quantité égale, le produit soit moins coûteux! Aberrant, n’est-ce pas? (cela tient à la fameuse question de l’offre et de la demande)

Quoi qu’il en soit, l’essentiel est de faire selon ses moyens et ses possibilités, et de garder en tête que la priorité, pour le bien de notre planète, est de supprimer au maximum le PLASTIQUE de nos maisons et de nos quotidiens, sous toutes ses formes. Si vous n’êtes pas prêts à passer au vrac, sachez que le simple fait de diminuer vos emballages plastiques est déjà un pas très important.

Dernier échelon de nos déchets dans ce retour de courses: les aliments eux mêmes. A ce sujet, deux thématiques me semblent importantes, en matière de réduction des déchets dits alimentaires. La première, c’est évidemment la lutte contre le gaspillage. Inutile de revenir sur l’aspect humain qui est indécent, l’un des symboles les plus marquants des inégalités qui gangrènent nos sociétés industrielles… Si on se concentre uniquement sur les déchets que ce gaspillage génère, là encore le constat est accablant. Quelques chiffres: en France, le gaspillage alimentaire représente chaque année 10 millions de tonne, l’équivalent de 16 milliard d’euros. A titre individuel, chaque français jette 29kg par an, soit environ un repas par semaine. A l’heure où les ressources planétaires diminuent et où chaque geste compte, une telle insouciance est difficilement soutenable. Un conseil? Listez vos besoins et préparez vos menus à l’avance! Vous diminuerez vos déchets, mais aussi vos dépenses. Autre réflexe à adopter: réinventer les restes! Soyons imaginatifs et donnons leur une seconde vie dans nos assiettes. Chez nous, il y a un grand classique: la quiche à tout. Quelques courgettes poêlées qui trainent dans le frigo, une poignée de dés de jambon et hop voilà une garniture de quiche tout à fait savoureuse.

Dernier point concernant les déchets de la cuisine: l’art et la manière de composter… Voilà une bien vertueuse façon de recycler: diminuer ses déchets tout en donnant un coup de pouce à Dame Nature (qui en a grand besoin). Nous ne sommes pas égaux face au compostage, tout dépend de votre lieu de vie. La voie royale est bien sûr le composteur de jardin, sorte d’autoroute du compost qui amène nos rebuts de cuisine directement aux principaux intéressés, à savoir le petit peuple du sous-sol: vers, larves et autres insectes qui se délecteront de nos épluchures. De leur travail naitra un fabuleux engrais naturel qui sera lui aussi à l’endroit idoine: votre jardin.

Le cheminement est plus complexe pour vous qui vivez en appartement. Deux options s’offrent à vous: vous rêvez de composter et d’adopter de petits animaux de compagnie? Le lombricomposteur est fait pour vous! On trouve de nombreux tutos de mise en place des lombricomposteurs sur Youtube si cela vous intéresse. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, non, les vers ne sortent pas du bac! Mais il est vrai que l’on peut avoir une certaine appréhension à les accueillir chez soi. Genre vraiment chez soi.

Autre option, que j’ai personnellement testé, le bokashi. Il s’agit d’un bac, vendu avec des sachets d’accélérateur de compost, qui permettent d’obtenir rapidement un engrais liquide en contrebas du bac, à diluer puis à utiliser pour ses plantes. MAIS, le bac n’ayant pas une contenance illimitée, on se retrouve rapidement avec une quantité de matière organique non négligeable, et assez malodorante je dois dire. Matière qui aurait sa place dans un bac beaucoup plus grand lui permettant de prendre son temps pour se composter tranquillement. Sauf que nous n’avions absolument pas la place d’installer un grand contenant sur notre petit balcon. J’ai donc pris la direction de la déchetterie, pensant jeter mes précieuses épluchures de légumes BIO dans les déchets verts… Mais je me suis vue opposer un refus catégorique de la part du personnel de la déchetterie, qui m’a demandé de jeter le tout dans les déchets ménagers! La poubelle quoi. Tout ça pour ça. Le Bokashi, le transport… Pour que le contenu de mon bac se retrouve exactement au même endroit que si je l’avais jeté précédemment dans la poubelle de ma cuisine. Ayant lu des témoignages similaires dans la blogosphère, il semblerait que d’autres personnes aient connu la même mésaventure… Raison pour laquelle je ne conseille pas l’achat du Bokashi. A mon sens, si vous vivez en appartement, mieux vaut proposer des composteurs collectifs dans votre résidence.

Voilà pour ce premier aperçu de mes réflexes (presque) 0 déchet, en espérant que cet article pourra vous donner quelques idées pour réduire vos déchets au quotidien. A suivre prochainement sur le blog, d’autres réflexes dans ma vie de tous les jours, transport, loisirs, ménage et enfants.

Et vous? Quels sont vos réflexes 0 déchets? 🙂

Octobre: Objectif jardin!

Le mois d’octobre est l’occasion d’un grand nombre de travaux dans un jardin, surtout d’ornement. L’automne et le printemps sont les saisons intermédiaires entre les températures très chaudes et les températures très froides. Un rappel un peu naïf, mais qui aide à comprendre pourquoi ce sont deux temps forts dans la vie de votre jardin : ce sont des périodes intermédiaires, où l’on prépare ses plantes pour les transformations à venir.

Pour préciser le contexte, nous avons emménagé dans notre maison il y a un an et demi. Il s’agit d’une construction neuve qui a donc logiquement démarré de zéro. Mais côté jardin, lorsqu’on fait construire, il faut savoir qu’on démarre rarement de zéro… plutôt de… Moins 10 environ ! Car après une construction immobilière, et son lot de passages d’engins de chantier, décharges plus ou moins discrètes dans le terrain de caillous, métaux et autres briques, ou rajout de terre d’origine improbable pour mettre le tout à niveau, la qualité du sol est sérieusement amochée. Et dans ce sol extrêmement appauvri, il est difficile de faire pousser quoi que ce soit.  Il faut donc s’armer de patience -encore elle !- pour peu à peu enrichir cette terre meurtrie. Un ajout de terre végétale, fumier ou compost au démarrage de votre jardin est un gros plus, même si le coût du transport de ces amendements n’est pas négligeable. Renseignez-vous auprès des déchetteries, des particuliers (coucou Le bon coin) mais aussi des agriculteurs près de chez vous.

Bruyère.

Une fois que votre terrain est mis à niveau, et si possible enrichi, observez-le : est-il sableux ? argileux ? Il est indispensable de déterminer le type de sol qui se trouve sur votre terrain pour savoir quelle variété de plante est susceptible d’y prospérer. Un sol argileux est plutôt lourd et compact : en période de sécheresse, il devient très dur et se craquelle en surface. A l’inverse après des pluies abondantes, il devient boueux et collant, parsemé de flaques. Un sol sableux lui, sera bien drainé et plus facile à travailler, mais il retient mal les nutriments et est donc globalement plus pauvre.

Dès que votre diagnostic est posé : amusez-vous et expérimentez ! A ce sujet, il est parfois inutile, et surtout moins coûteux, de dévaliser les jardineries. Demandez des boutures à vos proches, recherchez des trocs de plantes près de chez vous ! On en trouve souvent auprès d’associations de jardins partagés. Outre les prix, il faut savoir que les plantes des jardineries, surtout dans les grandes enseignes, grandissent dans des conditions souvent très artificielles, et l’adaptation à la « vraie vie » peut être difficile.

A l’automne 2018, nous avons donc expérimenté : certains choix se sont révélés positifs, mais d’autres ont été plus hasardeux, et après un an d’observation, il est grand temps de procéder à des ajustements. Si certaines plantes ne se sont pas épanouies, demandez-vous si l’ensoleillement à cet emplacement a été suffisant, ou au contraire, trop intense. Autre écueil : nous avons constaté que certaines zones avaient tendance à accumuler de l’humidité, d’où un effet « pied dans l’eau » qui a parfois été fatal.

Cette semaine, c’était donc l’heure des déménagements ! Sont partis vers des parcelles plus ensoleillées : une mauve, un lilas, ou encore un arbre de Judée… De leur côté, un rhododendron et une azalée du Japon ont rejoint les zones de mi-ombre.

Des petits nouveaux nous ont également rejoints : deux noisetiers, l’un poupre, l’autre classique, des boutures d’arbre à papillons (peut devenir envahissant, attention), d’euphorbe, et un nouvel hortensia.

Noisetier, variété « Longue d’Espagne »

Le grand chantier de cet automne était néanmoins l’aménagement de notre terrasse. Nous voulions un parterre en bordure avec une partie de grimpantes et odorantes – glycine, jasmin et chèvrefeuille : une bombe olfactive ! – et une autre de fleurs variées : agapanthes, ainsi que lavande et bruyère, deux mellifères aussi esthétiques que nourrissantes pour les auxiliaires du jardin. L’avant/après parle de lui-même !

Parterre bêché, puis recouvert d’un géotextile, et enfin d’un paillage bois. Plantes: en arrière-plan, jasmin, chèvrefeuille et glycine, et devant bruyère, agapanthe, lavande et buis.

Autre chantier de l’automne : nettoyer et tailler. A regret, nous avons arraché dans le potager les plants de tomates et de poivrons qui devenaient exsangues après une belle production cet été ! Il faut aussi tailler tout le bois mort des massifs de fleurs, nettoyer les feuilles mortes etc.

C’est enfin le moment de tailler vos haies, si ce n’est pas déjà fait – la période de septembre/octobre est idéale – pour qu’elles prennent de l’épaisseur en largeur donc, et pour favoriser leur croissance.  Pour cela, il faut que la base soit plus large que la cime. Un élagage selon la règle suivante : chaque année la haie doit perdre la moitié de sa nouvelle pousse. Pour y arriver, prévoyez deux coupes, l’une à l’automne donc et l’autre au printemps. 

Un peu de lecture…

Changer son mode de vie n’est pas chose aisée, et être un peu guidé sur ce chemin n’est pas de trop.

Voici quelques ouvrages qui m’ont accompagné et m’accompagnent encore dans mon cheminement.

Evidemment, tous les livres de la Famille 0 déchet : « Famille presque zéro déchet : Ze Guide », « les Zenfants zéro déchet : Ze Mission » et « Famille en transition écologique », tous signés Bénédicte Moret et Jérémie Pichon et parus chez Thierry Souccar Editions. Ludiques, pédagogiques, instructifs… les qualificatifs ne manquent pas! Ce sont des mines d’informations et de conseils, mais le lecteur n’est jamais culpabilisé: au contraire, il est toujours encouragé dans sa démarche. Le gros plus: les illustrations de Bénédicte Moret, irrésistibles!

Plus healthy que 0 déchet, « Green Life », de Victoria Arias alias Mango&Salt, chez Larousse. Je suis le blog de Victoria depuis longtemps, j’aime son univers épuré et ses conseils jardinage. C’est l’une des pionnières en matière de blogging green. J’ai parfois désapprouvé certains de ses choix, notamment certains de ses partenariats avec des marques commerciales. Néanmoins, je recommande vivement son livre, très esthétique et surtout très accessible, notamment ses recettes veggie. Je conseille également son blog (Mango & salt donc), Victoria est de très bon conseil sur l’entretien des plantes et c’est la championne des trouvailles de seconde main!

Sur le Thème de l’autonomie, « Vivre en autosuffisance : vivre de peu mais vivre mieux », de Dick et James Strawbridge, également chez Larousse. Il s’agit d’une acquisition récente que je consulte de temps en temps, je ne le lis pas de façon linéaire. Je pioche dedans les conseils dont j’ai besoin pour mettre en œuvre une nouvelle habitude, dans ma cuisine ou mon jardin surtout. S’intéresser au minimalisme, c’est forcément s’intéresser un jour ou l’autre à l’autonomie… J’ai besoin de moins, mais mieuxPour réduire mon impact, je fais par moi même… Il y a des chapitres que je ne peux clairement pas intégrer dans mon mode de vie (ou que je ne souhaite pas intégrer), mais ce livre est passionnant dans la mesure où il ouvre un grand champ de possibles: mais oui, je suis capable de conserver les aliments autrement, de faire pousser des légumes incroyables. Dans cette société hyper mécanisée et abstraite, on a oublié ces compétences millénaires relevant du bon sens et de l’observation humble de notre environnement. Passionnant et très valorisant.

J’ai enfin osé le lire, (pris mon courage à deux mains serait plus exact) : « Comment tout peut s’effondrer » de Pablo Servigné et Raphaël Stevens. Au quotidien, je suis souvent en prise avec ce qu’il faut désormais appeler « l’éco-anxiété ». Cette angoisse sourde et latente qui nait de la prise de conscience écologique et surtout du constat que rien ou presque n’est fait pour que ce monde tourne un peu plus rond. La recherche d’autonomie évoquée précédemment participe aussi de cette lutte contre l’éco-anxiété: si tout part en vrille, je saurais me débrouiller seule… Bref. J’essaie de me préserver de ces angoisses, en limitant les informations anxiogènes. Je pense être suffisamment sensibilisée pour me permettre de ne pas m’exposer plus au catastrophisme ambiant. Malgré tout, je voulais vraiment lire ce livre de Pablo Servigné (et je lirai également son second ouvrage), car il va au delà des fantasmes sur cette fin du monde annoncée. Ce sont des faits, des chiffres, des éléments tangibles. Cela limite la casse des divagations façon Walking Dead, et structure un peu la pensée sur cet avenir très incertain qui se profile. Néanmoins soyez prévenu, rien de réjouissant là dedans… Un indispensable assurément.

En bonus: la bible des jardiniers, un indispensable pour tous ceux qui veulent mettre les mains dans la terre. «  Le Traité Rustica des techniques du jardin » , chez Rustica Editions. Je ne suis pas une experte en matière de jardinage, loin de là! Cela fait environ un an que je m’intéresse de près à la question, et ce pour une très bonne raison: désormais, j’ai un jardin! Et ce jardin demande beaucoup d’attention. J’ai trouvé les conseils indispensables pour débuter dans ce livre hyper complet, à destination des débutants comme des jardiniers plus expérimentés. Saison par saison, tout est consigné: les travaux du jardin, les techniques à mettre en oeuvre… Même si, je m’en suis déjà rendue compte, en matière de jardinage comme sur beaucoup de sujets, l’observation et l’expérience sont irremplaçables. Alors je continue à apprendre!

Mes débuts vers un mode de vie plus minimaliste

Comme pour toute évolution, au début du chemin se trouve un déclic, une prise de conscience. Ma première grossesse a été en cela une étape déterminante. Comme si porter la vie me permettait d’en reconnaitre enfin la valeur. Déjà sensibilisée aux vertus du BIO, dans l’usage de certains cosmétiques notamment, ou au travers de mon alimentation, je pensais naïvement connaitre mon sujet et avoir presque fait le tour de la question. Or je ne faisais que l’effleurer… Consommer BIO me donnait l’illusion d’agir efficacement pour améliorer mon état de santé et celui de mon enfant à venir. De la même façon qu’en triant ses poubelles, on s’imagine que cela suffit à régler le problème de la gestion finale de ces déchets.

Il a fallu ouvrir les yeux et s’imposer de penser à une autre échelle : par le prisme d’une vision globale des problématiques environnementales, un angle de vue bien plus large, hors de nos frontières intellectuelles et géographiques, grâce auquel on comprend rapidement que tout est interconnecté, les solutions comme les difficultés. J’avais abordé l’écologie en pensant que cela me permettrait « seulement » de prendre soin de mon corps, et en me documentant, d’abord d’un œil distrait, puis de plus en plus attentif, je découvrais qu’au contraire, changer ma façon de consommer était également bon pour ma planète, et plus étonnamment, bon pour mon porte-monnaie. Je touchais du doigt le fameux cercle vertueux, annonciateur de nombreux possibles.

Une rencontre a également agi comme un catalyseur dans cette évolution, avec non pas une, mais quatre personnes… La famille 0 déchet ! Une famille pas comme les autres qui m’a ouvert les yeux sur le contenu de ma poubelle et surtout sur son volume réel. Les réflexes et les automatismes, « je jette à la poubelle », « je trie le verre et le carton », font disparaitre les déchets de nos quotidiens, un tour de passe-passe et on croit dur comme fer qu’ils ont disparu pour de bon. Les déchets ménagers ? Mais on les brûle voyons, hop hop disparus sans laisser de trace ! Les déchets du bac de tri ? Ils sont RE-CY-CLES, ah la magie du recyclage, fleuron de l’ingéniosité de notre civilisation. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes. Du moins c’est ce que je croyais, moi qui, je l’avoue un peu honteuse, ne m’était jamais interrogée sur le devenir de ma poubelle. Je suis tombée de bien haut, en apprenant médusée que l’incinération des détritus ménagers faisait fuiter des dioxines, et qu’aucun plastique ne pouvait être indéfiniment recyclé… « Mais alors, la bouteille d’eau transformée en tee-shirt » ? « Oui mais qu’advient-il du tee-shirt ensuite ?? » Et bien, un déchet. Un déchet qui ne sert à rien, et qui polluera quel que soit son destin : brûlé, stocké, haché menu… Comme tous les autres, et ils sont nombreux sur le carreau.

De façon surprenante, ces vérités plutôt difficiles à digérer ont déclenché chez moi une phase d’euphorie. Non pas car je me réjouissais de cette triste réalité, mais parce que je savais, et que de fait j’allais pouvoir agir, et répandre la bonne parole auprès de mes semblables. J’assistais en spectatrice privilégiée à l’avènement d’une nouvelle ère dans notre histoire, j’étais à l’avant-garde. En partant  de presque 0 sur l’échelle de la poubelle qui déborde, la marge de manœuvre était exponentielle. J’ai alors réduit mes déchets dans la joie et la bonne humeur, persuadée que j’allais changer le monde.

C’est d’ailleurs un conseil que je donnerai à n’importe quelle personne souhaitant tendre vers le minimalisme : voyez les choses de façon ludique. Une semaine : un déchet… Lancez-vous des défis, d’abord faciles à atteindre puis plus corsés. J’ai ainsi commencé par ma salle de bain, en supprimant (adieu coton-tige jetable, flacon pousse-mousse en plastique…) et en remplaçant (bonjour savon solide, coton démaquillant lavable…). Puis direction la cuisine, c’est déjà plus complexe : il faut apprendre ou réapprendre à faire soi-même, cuisiner, s’organiser… Mais quelle satisfaction de manger mieux (le fameux « c’est moi qui l’ai fait ! ») et de ne plus jeter de pots de yahourts en plastique jetable. Comme je le disais précédemment, je me suis aperçue que ces changements, alors même que l’on fustige, parfois à raison, le prix du BIO, me permettaient de réaliser des économies conséquentes. Car consommer moins coûte moins, forcément. Ce qui dure n’a pas besoin d’être acheté de nouveau. La seconde main coûte moins que la première.

Avec le temps, la pratique et les convictions qui s’enracinent, on s’attaque aux gros dossiers : les vêtements, les transports, l’énergie… Vient aussi le temps de l’impatience face à l’inaction générale, les désillusions, la peur de l’avenir, nous en reparlerons.

Mais ce qui est certain, c’est que la moindre habitude nouvelle qui va dans le bon sens, celui de la durabilité, de la sobriété, de la pleine conscience, est une habitude qu’il faut conserver et transmettre. En 2019, le colibri a du plomb dans l’aile, mais il vole toujours.

M.